07.07.24 –  » Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison »                                            


Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu.
14ème dimanche ordinaire  Année B  Marc 6, 1-6
Sermon 27 fév. 1617 (VIII, 311)


Un jour que le Christ était à Nazareth, il entra dans la synagogue et, après la lecture du livre d’Isaïe, il instruisit le peuple, de sorte que tous étaient en admiration et lui rendaient témoignage ; inutilement toutefois, car ils disaient : N’est-ce pas là le fils du charpentier ? D’où lui vient cette sagesse ?

Lui, qui les voyait s’entretenir ensemble, savait ce qu’ils disaient et leur répondit : « Vous m’appliquerez sans doute le proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même… ». Saint Marc conclut : Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.

Il est dans l’Ecriture, deux vérités que Dieu veut surtout nous inculquer et qu’il nous enseigna toujours dans l’Eglise : la première est que si nous nous perdons, c’est par notre faute ; la seconde, que nous ne devons notre salut qu’à Dieu…  

Dieu donc, ne repousse personne s’il n’est pas repoussé, il n’abandonne personne, s’il n’en est pas abandonné, il ne rejette personne, s’il n’en est pas rejeté… Or, le Seigneur s’étonnait, ou plutôt il nous montrait une chose étonnante, à savoir qu’à la vue de tant de prodiges, les hommes qui lui devaient la plus grande reconnaissance, auxquels il avait porté le plus de secours, ne se convertissaient pas.

Saint Marc dit cependant : Il ne pouvait faire aucun miracle à cause de leur incrédulité, c’est-à-dire qu’il ne le pouvait pas parce que leur incrédulité y faisait obstacle.

Dieu laisse, en effet, à l’homme sa liberté: celui qui vous a créé sans vous, ne vous sauvera pas sans vous ; il vous a fait sans que vous le sachiez, il ne vous sauvera pas sans que vous le vouliez.

                                            Monastère de la Visitation Fribourg