11.01.26 – « Dès que Jésus fut baptisé… une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
Avec François de Sales, chercher la perle dans la Parole.
Baptême du Seigneur Année A Matthieu 3,13-17
Sermon de François de Sales 26 avril 1620 (IX 308-128-224)
Dans l’Eglise primitive, on célébrait la fête d’aujourd’hui avec solennité, parce que c’était la fête des nouveaux convertis et catéchisés ; c’est pourquoi on l’appelle le dimanche blanc, d’autant que les nouveaux baptisés se revêtaient en un tel jour de robes toutes blanches.
Jadis, on n’avait pas coutume de fêter la naissance des enfants, mais seulement quand on les sevrait, comme nous l’apprenons d’Abraham, qui ne fait pas de festin à la naissance d’Isaac son cher fils, mais au jour où on le sevra… Les chrétiens, selon le témoignage de St Grégoire de Nazianze, célébraient, non pas le jour de leur naissance, mais celui de leur renaissance, qui est celui de leur baptême ; c’est pour cette cause que le grand St Louis, roi de France, ne voulait pas être appelé Louis de France mais Louis de Poissy, parce que c’était le lieu où il avait été baptisé et celui de sa naissance spirituelle.
La grâce que nous recevons au jour de notre baptême est grande, car nous sommes rendus enfants de Dieu. Nos ancêtres marquaient, pour le solenniser, le jour auquel ils avaient été faits enfants de Dieu par le baptême.
Au moment du baptême, nous choisissons d’être fidèles à Notre Seigneur, et comme il se trouve peu de baptisés qui le reste ! Nous avons promis, ou on a promis pour nous, de vivre selon les commandements de Dieu.
Il nous faut donc avoir un grand courage pour ne point nous lasser en ce travail, et une grande patience avec nous-même, parce que nous aurons toujours quelque chose à corriger en nous.
Certes, nous ne serons parfaitement guéris que lorsque nous serons en Paradis : car si nous corrigeons maintenant un défaut, tantôt il faudra en corriger un second, et puis il en viendra d’autres
Nous devons donc reprendre notre cœur tout doucement, et lui faire embrasser amoureusement tous les moyens propres à notre avancement, autant que possible, pour paraître devant Notre-Seigneur et lui être agréables.
Monastère de la Visitation Fribourg
