12.09.21 – « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »
Boire à la source avec François de Sales.
Année B 24ème dimanche ordinaire Marc 8. 27-35
Notes d’une lettre du 13 oct. 1604 (XII 349) et d’un sermon du 8 fév. 1604 (IX 18)
Il faut non seulement vouloir faire la volonté de Dieu, mais il faut la faire gaiement. Il ne faut pas porter la croix des autres, mais la sienne : Notre Seigneur veut que chacun renonce à soi-même, c’est-à-dire, à sa propre volonté. Je voudrais bien ceci et cela, je serais mieux ici ou là : ce sont des tentations. Notre Seigneur sait bien ce qu’il fait ; faisons ce qu’il veut, demeurons là où il nous a mis.
Il faut aimer ce que Dieu aime, or il aime notre vocation ; aimons-la bien aussi, et ne nous amusons pas à penser à celle des autres. Faisons notre besogne, à chacun sa croix, sans plus … …Notre Seigneur dit que l’on prenne sa croix. Comment voulez-vous savoir en un mot ce que cela signifie ? Autant dire: prenez et recevez de bon cœur toutes les peines, contradictions, afflictions et mortifications qui vous arriveront en cette vie. Au renoncement de nous-même, nous faisons encore quelque chose qui nous contente, parce que c’est nous-même qui agissons ; mais ici, il faut prendre la croix telle qu’on nous l’impose ; et dans ce cas, il y va moins de notre choix, c’est pourquoi c’est un point de perfection beaucoup plus grand.
Prendre sa croix doit s’entendre ainsi : recevoir de bon cœur les contradictions qui nous sont faites à toutes rencontres, bien qu’elles soient légères et de peu d’importance.
Tous les Chrétiens qui aspirent au Ciel cherchent le Sauveur, car c’est par leurs mérites qu’ils espèrent le trouver, en observant néanmoins ses commandements ; mais suivre Notre Seigneur c’est marcher sur ses pas, imiter ses vertus, faire ses volontés et n’avoir qu’une seule aspiration : être avec lui…
Monastère de la Visitation Fribourg
