16.06.24 – « Nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment »
Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu.
11ème dimanche ordinaire Année B Mc 4,26-34
7ème entretien du 13 janvier 1620 (VI 106-108)
Trop d’âmes prétendant à la perfection, s’imaginent que tout consiste à faire une multitude de désirs, et, comme la poule, quand elle a des petits, s’empresse grandement et ne cesse de glousser après ses petits, de même ces âmes s’empressent après les désirs qu’elles ont de se perfectionner, et ne trouvent jamais assez de personnes pour en parler et demander des moyens nouveaux. Bref, elles s’amusent tant à parler de la perfection qu’elles prétendent acquérir, qu’elles oublient d’en pratiquer le principal moyen, qui est celui de se tenir tranquilles et de jeter toute leur confiance en Celui qui seul peut donner la croissance à ce qu’elles ont ensemencé et planté. Tout notre bien dépend de la grâce de Dieu, en laquelle nous devons jeter toute notre confiance ; et cependant il semble, par l’empressement qu’elles ont à beaucoup faire, qu’elles se confient en leur travail et en la multiplicité des exercices qu’elles embrassent, ne leur semblant jamais de pouvoir assez faire. Cela est bon, pourvu que ce soit accompagné de paix et d’un soin amoureux de bien faire ce qu’elles font, et de dépendre toujours de la grâce de Dieu et non point de leurs exercices ; je veux dire, de n’attendre aucun fruit de leur travail sans la grâce de Dieu
Tu peux bien arroser, mais pourtant tout cela ne te servirait à rien si Dieu ne bénissait ton travail et ne te donnait, par sa pure grâce et non par tes sueurs, une bonne récolte : Il est vrai, c’est à nous de bien cultiver, mais c’est à Dieu de faire que notre travail soit suivi d’un bon succès.
Ne nous empressons point en notre travail, car pour bien le faire il faut nous appliquer soigneusement, mais tranquillement et paisiblement, sans mettre notre confiance en notre peine, mais en Dieu et en sa grâce. Une bonne œuvre bien faite avec tranquillité d’esprit vaut beaucoup mieux que plusieurs faites avec empressement.
Monastère de la Visitation Fribourg
