17.04.22 – « Notre agneau pascal a été immolé : C’est le Christ. »
Découvrir une vie de prière avec François de Sales
Année C Dimanche de Pâques 1 Cor. 5, 7-8
D’un sermon (VIII 424-25-29)
L’Eglise ne cesse de faire retentir dans ces jours d’allégresse, le cantique nouveau, l’Alléluia. Tous ses offices, toutes ses prières sont entremêlées de ce cri de joie : Alléluia !
Alléluia ! que cette courte prière est excellente ! Qu’elle est énergique ! Car elle ne signifie pas simplement, louez Dieu, mais elle exprime les louanges divines d’une manière ineffable, avec l’accent de l’amour, avec l’enthousiasme du cœur : c’est un langage céleste qu’on ne peut traduire en aucune langue ; c’est un cri d’allégresse, l’élan de la plus vive reconnaissance.
Mais pourquoi l’Eglise nous fait-elle entonner les célestes concerts de la vie bienheureuse ? Sans doute, parce que, par la foi, nous habitons déjà les cieux. Il y a l’amour qui jouit, c’est celui des bienheureux ; et il y a aussi l’amour qui désire, c’est notre lot ici-bas ; et l’un et l’autre chantent Alléluia ! parce que l’un et l’autre ne peuvent retenir la joie qui les transporte à la vue de l’Agneau debout devant le trône, comme immolé. Cet Agneau immolé, c’est Jésus-Christ qui, dans le ciel, conserve ses plaies, marques touchantes de son sacrifice. Et à cette vue, tous les bienheureux célèbrent, dans l’ivresse de leur joie, l’Agneau qui les a rachetés par son sang précieux.
Et nous, habitants de la terre, nous sommes appelés à partager ces divins transports ; c’est aussi à nous de considérer, avec les yeux du cœur, les plaies de notre Seigneur.
Ah ! nous pouvons bien affirmer qu’il nous aime infiniment, plus que nous ne nous aimons nous-mêmes. Chantons donc l’Alléluia de la reconnaissance avec une allégresse sans mesure. Ses plaies sont un signe de sa charité, la plus tendre et la plus généreuse. O aimables blessures de mon Sauveur qui ne respirent que l’Amour !
Monastère de la Visitation Fribourg
