20.10.24 –  » Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ?  »   


Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu.
29ème dimanche ordinaire   Année B  Marc 10, 35-45
Sermon 6 mai 1616 ou 17 (IX 78)


Jésus dit à ses Apôtres au sujet de l’ambition de ces deux saints : Ne pensez pas que pour avoir des dignités et avantages en mon Royaume, vous ayez pour cela plus de gloire et d’amour. Vous que j’ai choisis et élus pour être assis sur des trônes, pour juger avec moi au jour du jugement, vous n’aurez pas plus de gloire pour cela.

Jésus dit à ces deux saints : « Pouvez-vous boire avec moi le calice qui m’est préparé ? Ils répondirent : « Nous le pouvons. » Et il ajouta : Savez-vous ce que c’est que boire mon calice ? Ne pensez pas que ce soit avoir des dignités, des faveurs, ô non certes : mais boire mon calice, c’est participer à ma passion, endurer des peines et souffrances, des clous, des épines….

Voyez­-vous, lorsque nous avons des bons senti­ments et des consolations, il nous semble que nous ferons des merveilles ; mais aux moindres petites occasions, nous donnons du nez en terre. Si l’on nous touche le bout du doigt ou le bout du pied, nous nous retirons aussitôt ; si on nous dit une petite parole qui ne soit pas selon notre gré, nous nous offensons …

 Nous faisons en esprit de beaux exploits et de belles résolutions, nous imaginant faire de belles choses pour Dieu ; mais quand une difficulté apparaît, nous tournons le dos et manquons de courage et de fidélité.

Plusieurs désirent et veulent savoir le degré de gloire qu’ils auront au ciel. C’est une grande impertinence de vouloir s’enquérir de cela. Nous devons servir Dieu le plus fidèlement possible, observant ses commandements et sa volonté. Inutile de chercher la récompense qu’il nous donnera, laissant cela à sa bonté qui ne manquera pas de nous récompenser d’une gloire infinie et incompréhensible, se donnant lui-même à nous pour récompense.

Il faut renoncer à nous-même et prendre la croix, il nous faut nous défaire de nos mauvaises inclinations. Enfin il nous faut vendre tout pour avoir cette précieuse perle de l’amour que Dieu se prépare à nous donner, si nous sommes fidèles à travailler pour l’acquérir.

                               Monastère de la Visitation Fribourg