21.03.21 – « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive. «
Boire à la source avec François de Sales.
Année B 5ème dim. de Carême Jean 12, 20-33
Notes d’un sermon du 8 février 1614 (IX 20)
0 Seigneur Dieu, me direz-vous, il faut être grandement sur ses gardes pour ne point suivre notre propre volonté, et ne point écouter ce que notre amour propre désire, car ils ont des ruses pour attirer notre attention. Il est vrai, mais en voici le remède.
Ceux qui naviguent en mer, approchant du lieu où sont les sirènes, risquent toujours de se perdre car elles chantent si délicieusement qu’elles endorment ceux qui rament ; mais il y en a qui ont usé de ce stratagème, de se faire attacher au mât du navire, afin de ne pas être attirés par cette mélodie. Il faut que nous fassions de même lorsque ces sirènes de notre propre volonté viendront nous chanter aux oreilles pour nous forcer à leur obéir ; il faut nous attacher fortement à l’arbre du navire, qui n’est autre chose que la croix, nous rappelant que Notre Seigneur nous invite à prendre notre croix.
Notre Seigneur ajoute que l’on prenne courageusement sa croix, et qu’on le suive. Il faut que nous sachions qu’il y a une différence entre « se dire pour Notre Seigneur » et « le suivre ». Tous les Chrétiens qui aspirent au Ciel cherchent le Sauveur, car c’est par leurs mérites qu’ils espèrent le trouver, en observant néanmoins ses commandements ; mais suivre Notre Seigneur c’est marcher sur ses pas, imiter ses vertus, faire ses volontés et n’avoir qu’une seule aspiration : être avec lui…
Si vous persévérez ainsi le long de votre vie, à la fin il vous mettra devant lui ; là, vous le verrez face à face, il s’entretiendra familièrement avec vous comme l’ami avec son ami, et cet entretien durera éternellement.
Monastère de la Visitation Fribourg
