22.09.24 –     » Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes  »            


Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu.
25ème dimanche ordinaire  Année B  Marc 9, 30-37
Du Traité de l’Amour de Dieu L. 2 chap. 8 et L. 10 chap.17 (IV, 111 et  V, 231)


La rédemption du Sauveur nous est donnée à chacun de manière différente. L’Amour est le moyen universel de notre salut. Il est présent partout. Sans lui, rien ne peut nous sauver. C’est pourquoi, dans la Genèse, Dieu posta un chérubin avec son épée flamboyante pour nous apprendre que nul n’entrera au paradis s’il n’a été transpercé du glaive de l’Amour.

 Théotime, Jésus qui nous a rachetés par son sang, désire infiniment que nous l’aimions, afin que nous soyons sauvés ; et il désire que nous soyons sauvés afin que nous l’aimions éternellement. Son amour ne tend qu’à notre salut et notre salut à son amour…

« Je dois être baptisé d’un baptême, et comme je suis angoissé et pressé jusqu’à ce que je l’accomplisse ». L’heure n’était pas encore venue d’être baptisé en son sang, et il l’attendait, cette heure, en raison de l’amour qu’il nous portait, et qui le poussait à désirer que nous soyons enfin délivrés, par sa mort, de la mort éternelle…

Enfin, Théotime, ce Dieu d’amour mourut dans un feu d’amour, en raison de l’infinie charité dont il nous aimait, et par la force de cet amour. Il mourut dans l’amour, par l’amour. Il mourut d’amour.

Les cruels tourments qu’il endura auraient été suffisants pour faire mourir n’importe qui. Mais la mort n’aurait jamais pu atteindre Celui qui tient les clés de la vie et de la mort, si le divin amour qui tient ces clés entre ses mains n’avait ouvert les portes à la mort afin qu’elle allât frapper ce corps divin et lui ôter la vie. L’amour ne s’était pas contenté de le rendre mortel, il voulut qu’il fût mort.

Mon Dieu, Théotime, quel brasier  d’amour que voilà ! Avec quelles flammes devrions-nous accomplir les œuvres de l’amour, pour l’amour de notre Sauveur, puisqu’il nous en a donné tant de preuves…

Que la charité de Jésus-Christ nous presse donc toujours !                     

        Monastère de la Visitation Fribourg