25.07.21 – « Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait. »


Boire à la source avec François de Sales.

Année B 17ème dim. Ordinaire Jean 6, 1-15

Notes d’un sermon du 6 mars 1622 (X 299)


Considérez la bonté de ce peuple qui accompagnait Notre Seigneur sans aucun soin ni pensée pour eux-mêmes, laissant leurs maisons et tout ce qu’ils avaient, attirés par l’affection et le contentement qu’ils prenaient d’entendre sa parole. Considérez encore, ces gens qui suivent notre cher Maître jusque sur la montagne : avec quelle paix et quelle tranquillité d’esprit ils vont derrière lui ! 

Ils souffrent de la faim et ils n’y pensent pas, tant ils sont attentifs à l’unique désir qu’ils ont d’accompagner Notre Seigneur partout où il ira. Ceux qui suivent ce divin Sauveur doivent les imiter en cela, éliminant tant de soucis, tant d’anxiétés en ce qui concerne leur avancement. Prenez patience, peut-on dire à ces bonnes gens, quittez un peu le soin de vous-mêmes et n’ayez pas peur que rien ne vous manque ; car si vous vous confiez en Dieu, il aura soin de vous. Jamais nul n’a été trompé en se confiant en Lui et en sa providence. Dieu fera plutôt des miracles que de laisser sans secours, tant spirituel que temporel, ceux qui se confient pleinement en sa divine providence.

Quand les appuis humains nous manquent, tout ne nous manque pas, car Dieu supplée et prend soin de nous par sa providence.          

Ces pauvres gens qui suivent aujourd’hui Notre Seigneur furent secourus par Lui quand ils furent tout transis de faim. Il en eut une pitié extrême parce que, par amour, ils s’étaient oubliés eux-mêmes, de sorte qu’ils ne portaient avec eux aucune provision, excepté l’enfant qui avait les cinq pains d’orge et les deux poissons. Il semble que le Sauveur, tout amoureux des cœurs de ces bonnes gens, qui étaient environ cinq mille, se disait en lui-même: « Vous n’avez nul soin de vous, mais je le prendrai moi-même. »

Monastère de la Visitation Fribourg