27.06.21 – « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »

Boire à la source avec François de Sales.
Année B 13ème dim. Ordinaire Marc 5, 21-43
Notes d’un sermon du 3 mars 1622 (X 289)


La belle-mère de Pierre savait que Notre Seigneur était à Caphamaüm et qu’il guérissait les malades ; pourtant elle ne se met point en peine pour le prier de venir chez elle.  Mais ce qui est encore plus admirable, c’est qu’elle le voit dans sa maison, elle le regarde et il la regarde : et elle ne lui dit pas un mot de sa maladie. Elle ne crie point : Seigneur, fils de David, ayez pitié de moi…. Elle ne lui demande pas de mettre la main sur elle ; elle ne s’empresse aucunement pour toucher ses vêtements ni la frange de sa robe, comme ont fait d’autres, ainsi que nous le voyons dans l’Évangile.

Beaucoup sont allés vers le Sauveur pour être guéris des maladies corporelles qu’ils avaient non pas pour celles qu’ils avaient en l’âme ; il n’y a que Madeleine, cette grande sainte, qui soit venue à lui pour faire traiter son cœur et recevoir la guérison de ses infirmités spirituelles, ce qu’elle fit de manière admirable lorsqu’elle était encore en la fleur de l’âge.

0 Dieu, combien y eut-il de malades en Capharnaüm qui, sachant que Notre Seigneur, souverain médecin, était là, témoignèrent beaucoup d’empressement pour faire connaître leur état à celui qu’ils savaient pouvoir les guérir. Certes, le centurion fut bien louable pour le soin qu’il prit d’envoyer au Sauveur des émissaires afin de l’avertir de la maladie de son serviteur, et aussi pour sa grande foi qui lui fit confesser qu’il ne fallait qu’une parole pour cette guérison ; il témoigna d’un grand empressement pour le rétablissement de son malade.

En somme, tous témoignèrent beaucoup de désir de leur guérison. Et encore aujourd’hui, que ne feraient pas nos malades s’ils savaient qu’un  homme de grande expérience pouvait les visiter et remédier à leurs maux ? Avec quelle impatience attendraient-ils sa venue ? 0 certes, cette inquiétude ne procède que d’un amour déréglé de soi-même, maladie à laquelle sont sujets non seulement les gens du monde, mais aussi ceux qui vivent en religion.

Monastère de la Visitation Fribourg