28.12.25 – « Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, … »


Avec François de Sales, chercher la perle dans la Parole.
Dimanche de la Sainte Famille  Année A  Mt 2,13.15.19-23
Entretiens spirituels (VI 367) 


L’Ange lui commande de partir promptement et de mener Notre Dame et son Fils très cher en Egypte, et voila soudain qu’il part sans dire un mot ; il ne demande pas : Où irai-je ? Quel chemin suivre ? De quoi nous nourrirons-nous ? Qui nous y recevra ? Il part à l’aventure avec ses outils sur son dos, afin de gagner sa vie et celle de sa famille à la sueur de son front.

Et pourtant combien d’inquiétude devait le presser ! Vu que l’Ange ne lui avait pas dit le temps qu’il devait y être, ni s’il pouvait s’établir, ne sachant quand l’Ange lui commanderait de s’en retourner. Il se mit en chemin, et alla selon la conduite de l’Esprit de Dieu. Ô combien est admirable cette parfaite obéissance de saint Joseph !

Il était en une terre non seulement étrangère, mais ennemie des Israélites, d’autant que les Egyptiens se ressentaient encore de leur départ ; et qu’ils avaient été la cause de la disparition d’une grande partie des Egyptiens, submergés lorsqu’ils les poursuivaient. Je vous laisse à penser quel désir devait avoir saint Joseph de s’en retourner, à cause des continuelles craintes qu’il pouvait avoir parmi les Egyptiens.

L’ennui de ne savoir quand il en sortirait devait sans doute grandement affliger et tourmenter son pauvre cœur ; néanmoins il demeure toujours lui-même, toujours doux, tranquille et persévérant en sa soumission au bon plaisir de Dieu, par qui il se laissait pleinement conduire ; car, comme il était juste, il avait toujours sa volonté ajustée, jointe et conforme à celle de Dieu.

Être juste n’est autre chose qu’être parfaitement uni à la volonté de Dieu, et y être toujours conforme en toutes sortes d’évènements.

Monastère de la Visitation Fribourg