6.11.22 – « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »


Découvrir une vie de prière avec François de Sales

32ème dimanche ordinaire Année C Luc 20, 27-38

Livres 7 chap. 7 et 9 chap.13   (V 31 et 149)

Deux hommes sont présents en chacun de nous, Théotime, et par conséquent deux vies : le vieil homme, avec sa vieille vie, comme l’aigle devenu vieux, qui traîne ses plumes et ne peut plus voler ; et l’autre, l’homme nouveau, avec sa vie nouvelle, comme l’aigle qui, après avoir secoué ses vieilles plumes dans la mer, en prend de nouvelles, retrouve sa jeunesse et s’envole avec des forces neuves.

Nous commençons de vivre avec le vieil homme, c’est-à-dire avec les défauts, les faiblesses et les déficiences que nous avons contractés par le péché d’Adam. Notre vie est une vie mortelle ; elle est la mort même. Mais ensuite nous vivons en homme nouveau, c’est-à-dire avec les grâces, les faveurs de notre Sauveur, en suivant sa volonté et ses préceptes. Nous accédons au salut et à la rédemption. Cette vie nouvelle est une vie vivante, vitale et vivifiante. Mais qui veut parvenir à cette vie nouvelle doit passer par la mort de l’ancienne, c’est-à-dire crucifier sa chair avec tous les vices et toutes les convoitises qu’elle comporte, comme nous dit saint Paul. Cette vie ancienne, il doit l’ensevelir dans les eaux du baptême ou de la pénitence, comme Naaman qui noya dans les eaux du Jourdain sa misérable vie de lépreux, retrouva la santé et vécut dès lors d’une vie nouvelle.

Notre volonté ne peut jamais mourir, ni notre esprit. Mais il arrive qu’elle franchisse les limites de sa vie ordinaire, pour vivre toute entière dans la volonté de Dieu. Notre volonté s’abandonne alors totalement et sans réserve au bon plaisir de la divine Providence. Elle est immergée en ce bon plaisir, si profondément qu’il semble qu’elle ne soit plus. Elle est toute cachée avec Jésus Christ en Dieu. Là, elle vit non plus elle-même, mais la volonté de Dieu vit en elle.

             Monastère de la Visitation Fribourg