31.01.21 – « Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Boire à la source avec François de Sales.
Année B 4ème dimanche ordi. Marc 1,21-28
D’un sermon du 1 novembre 1620 (IX 366)
Nous vous montrerons que nous portons à Dieu deux sortes d’amour : l’amour de complaisance et l’amour de bienveillance. Par l’amour de complaisance, nous nous complaisons au Bien que possède celui que nous aimons, et par l’amour de bienveillance nous lui désirons plus de Bien qu’il n’en a.
On peut aimer Dieu de ces deux manières. La complaisance nous fait nous réjouir de ce qu’il est infini, immense, d’une perfection incompréhensible, en un mot de ce qu’il est Dieu, prononçant avec un sentiment profond ces paroles de David : « J’ai dit vous êtes mon Dieu, et je m’en suis réjoui. »
On peut donc exercer cet amour envers Dieu, mais pour celui de bienveillance, il semble impossible, car puisqu’il est infini, on ne saurait lui souhaiter plus de sainteté et de perfection qu’il n’en a. Il a plus de perfection que tous les saintes et saints ensembles. Sa gloire est au-dessus de celle de tous les bienheureux, des anges, de la Vierge, et leur bonheur vient de Dieu, car c’est lui qui le leur donne et le leur communique.
Pourtant ils peuvent toujours avoir quelque accroissement en leur gloire ; mais la gloire et perfection de Dieu ne procèdent de personne, et il ne peut y avoir en elles ni augmentation ni diminution.
Comment ferons-nous donc pour l’aimer d’un amour de bienveillance ? Nous ne pouvons exercer ces actes que par imagination de chose impossible, en lui disant que si nous pouvions lui souhaiter plus de gloire et de perfection qu’il n’en a, nous les lui procurerions, si c’était en notre pouvoir. Et voilà comment par de tels moyens nous exerçons l’amour de bienveillance envers Notre Seigneur.
Monastère de la Visitation Fribourg
