14.03.21 – « Ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé… »


Boire à la source avec François de Sales.
Année B 4ème dim. de Carême Jean 3, 14- 21
Notes d’un sermon du 25 mars 1622 (X361)


Notre Seigneur voulait racheter tous ceux qui le confessent, ce qui est la signification du mot de « juif » que Pilate écrivit sur le titre de la croix. C’est ce qui nous a été représenté dans l’Ancien Testament par tant de figures, particulièrement par le serpent d’airain que Moïse dressa sur la colonne pour protéger les Israélites des morsures des serpents. Vous connaissez, je pense, toute l’histoire et comment cela arriva : Dieu ayant retiré son peuple de la servitude d’Égypte pour l’introduire en terre promise sous la conduite de ce grand capitaine Moïse, il survint un étrange accident ; car de petits serpenteaux sortirent de terre dans le désert où étaient les pauvres Israélites, de sorte qu’il en fut tout rempli. Ces serpenteaux mordaient, non d’une morsure trop piquante, mais grandement dangereuse, car elle était si venimeuse qu’infailliblement tous seraient morts si Dieu, par sa bonté et providence infinie, n’y eut pourvu.

Moïse voyant ce pitoyable accident s’adressa à Dieu pour demander quelque remède à un tel malheur. Et le Seigneur lui commanda de faire un serpent d’airain et de le poser sur une haute colonne, avec la promesse que ceux qui seraient mordus par les petits serpenteaux guériraient en le regardant. Ce que Moïse exécuta immédiatement, enjoignant à ceux qui seraient mordus par les serpents de jeter les yeux sur celui qui était élevé sur cette colonne. Ce faisant, ils étaient promptement guéris ; mais, ceux qui ne voulaient pas le regarder mouraient, car il n’y avait point d’autre moyen d’échapper à la mort que celui-là, qui était ordonné par Dieu lui-même.   0 que le Dieu d’Israël est bon, dit un grand Saint, de donner à Moïse un tel remède pour la guérison de son peuple !

Monastère de la Visitation Fribourg