9.05.21 – « Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »
Boire à la source avec François de Sales.
Année B 7ème dimanche Pâques 9 Jean 15,9-17
Notes de l’entretien sur la cordialité (VI 54)
Pour bien témoigner que nous aimons le prochain, il faut lui procurer tout le bien que nous pouvons, pour son âme comme pour son corps, priant pour lui, et le servant cordialement quand l’occasion s’en présente.
L’amitié qui se contente de belles paroles n’est pas grand-chose, ce n’est pas aimer comme Notre Seigneur nous a aimés ; il ne s’est pas contenté de nous assurer qu’il nous aimait, mais il a voulu aller plus loin, en donnant sa vie pour preuve de son amour.
Saint Paul, parlant à ses très chers enfants, disait : « Je suis tout prêt à donner ma vie pour vous, et si entièrement que je ne veux mettre aucune limite, pour vous témoigner combien je vous aime tendrement. » Il voulait dire : je suis prêt à laisser faire pour vous, ou par vous, tout ce que l’on voudra de moi. Ainsi, il nous apprend que donner sa vie pour le prochain c’est se soumettre au gré des autres, ou par eux, ou pour eux, et c’est ce qu’il a appris de notre Sauveur sur la croix….
Car, ce n’est pas assez de mettre à la disposition du prochain nos commodités temporelles ; ce n’est pas encore assez, dit saint Bernard, d’employer notre propre personne à souffrir pour cet amour ; mais il faut aller plus loin, en nous laissant conduire, pour lui, par l’obéissance, et sans résistance.
Car, quand nous nous décidons nous-mêmes et de notre propre volonté, cela satisfait toujours beaucoup notre amour-propre ; mais se laisser conduire dans les choses que nous ne choisissons pas, c’est là où se trouve le véritable oubli de soi.
Monastère de la Visitation Fribourg
