04.07.2021 « Un prophète n’est méprisé que dans son pays. »


Boire à la source avec François de Sales.
Année B 14ème dim. Ordinaire Marc 6, 1-6
Notes d’un sermon du 27 février 1617 (VII 311)


Un jour que le Christ était à Nazareth, il entra dans la synagogue et, après la lecture du livre d’Isaïe, il instruisit le peuple, de sorte que tous étaient en admiration et lui rendaient témoignage ; inutilement toutefois, car ils disaient : « N’est-ce pas là le fils du charpentier? D’où lui vient cette sagesse ? » Lui, qui les voyait s’entretenir ensemble, savait ce qu’ils disaient et leur répondit : « Vous m’appliquerez sans doute le proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même.  Faites ici d’aussi grandes choses que celles dont nous avons entendu parler ». Et saint Marc conclut : Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.

Il est dans l’Ecriture, deux vérités que Dieu veut nous inculquer et qu’il nous enseigna toujours dans l’Eglise : la première est que si nous nous perdons, c’est par notre faute ; la seconde, c’est que nous ne devons notre salut qu’à Dieu.    

Dieu donc, ne repousse personne s’il n’en est repoussé ; il n’abandonne personne, s’il n’en est abandonné ; il ne rejette personne, s’il n’en est rejeté. Or, le Seigneur s’étonnait, ou plutôt il nous montrait une chose étonnante, à savoir qu’à la vue de tant de prodiges, les hommes qui lui devaient la plus grande reconnaissance, auxquels il avait porté le plus de secours, ne se convertissaient pas.

Saint Marc dit cependant : Il ne pouvait faire aucun miracle à cause de leur incrédulité, c’est-à-dire qu’il ne le pouvait pas parce que leur incrédulité y faisait obstacle…

Dieu laisse, en effet, à l’homme sa liberté : celui qui vous a créé sans vous, ne vous sauvera pas sans vous ; il vous a fait sans que vous le sachiez, il ne vous sauvera pas sans que vous le vouliez.

 Monastère de la Visitation Fribourg