22.05.2022 – « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »
Découvrir une vie de prière avec François de Sales
Année C 6ème dimanche de Pâques, Jean 14, 23-29
Notes d’un sermon du 21 avril 1620 (IX 291,296, 301)
Le saint Evangile n’est que paix. Il commence par la paix … Et ensuite, il ne prêche que la paix.
Je vous donne la paix, dit le Sauveur à ses apôtres, je vous donne ma paix… Je vous la donne comme mon Père me la donne. Le monde ne donne point ce qu’il promet, car il est trompeur ; il amadoue les hommes, leur promettant beaucoup, et puis finalement ne leur donne rien, se moquant ainsi d’eux après les avoir trompés.
Mais, moi, je ne vous promets pas la paix, je vous la donne, telle que je l’ai reçue de mon Père ; avec elle, vous surmonterez tous vos ennemis et en demeurerez victorieux. Malgré leurs assauts, vous conserverez la tranquillité.
En somme, l’Evangile traite presque partout de la paix, et comme il commence par la paix, de même il finit par la paix, pour nous enseigner que c’est l’héritage que le Seigneur a laissé à ses enfants…
La paix donne la sérénité ; ce sont les vraies armes des chrétiens. Avec elles, ils demeureront victorieux en tous combats.
Mais, si la paix manque et que cette intelligence entre l’esprit et la connaissance, la mémoire et la volonté, vient à défaillir, tout est perdu.
Lorsque l’intelligence garde confiance dans la foi, elle a une force au-dessus de celle de la chair, qui n’est que faiblesse. Mais quand l’intelligence vient à écouter les raisons que la chair lui présente pour la détourner de cette attention aux divines vérités, immédiatement tout est perdu.
Si nous voulons avoir la paix en nous-même, il ne faut avoir qu’une seule volonté et ne prêcher qu’une seule chose : Jésus Christ crucifié.
Monastère de la Visitation Fribourg
