29.05.22 – « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi… »


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Année C 7ème dimanche de Pâques Jean 17, 20-26
Notes d’un sermon du 27 février 1622 (X 266)


Mais, quelle doit être cette union et concorde que nous devons avoir ensemble ?  Si Notre-Seigneur lui-même ne l’avait expliqué, nul n’aurait eu la hardiesse de le faire en ces termes. Lors de la dernière cène, lorsqu’il eut rendu ce témoignage incomparable de son amour pour les hommes, en instituant le sacrement de l’Eucharistie, il dit : « Mon Père, je te supplie, que tous ceux que tu m’as donné soient UN, comme toi et moi, Père, nous sommes UN… »

Qui eut osé faire une telle comparaison et demander que nous soyons unis comme le Père, le Fils et le Saint Esprit le sont entre eux ? Cette comparaison semble étrange, car l’union des trois Personnes divines est incompréhensible, et personne ne saurait s’imaginer cette union singulière et incroyablement simple. Aussi, nous ne devons pas imaginer pouvoir parvenir à l’égalité de cette union, car ce n’est pas possible, comme le remarquent les Pères de l’Eglise ; il faut nous contenter de s’en approcher au plus près, selon la capacité de chacun.

Notre Seigneur ne nous appelle pas à l’égalité mais seulement à la qualité de cette union, c’est-à-dire que nous devons nous aimer et être unis ensemble le plus parfaitement possible.

Saint Paul recommande aux Ephésiens cet amour du prochain, et qu’elles doivent être notre concorde et dilection les uns envers les autres. Concorde et dilection sont une même chose, car le mot concorde signifie union des cœurs, et dilection, union des affections… Comme s’il disait : « De même que Dieu notre Père nous a aimés si tendrement qu’Il nous a adoptés comme ses enfants, ainsi, montrez que vous êtes vraiment ses enfants en vous aimant les uns les autres, en toute bonté de cœur. »

 Monastère de la Visitation Fribourg