28.8.22 – « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place… »
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Année C 22ème dimanche ordinaire Luc 14, 1.7-14
Notes d’un sermons du 29 sept. et 13 déc. 1620 (IX 109 et 431)
Le vrai humble ne regarde jamais en lui ce qui est excellent, ni les dignités, ni les charges auxquelles il est élevé ; il ne veut pas qu’on se préoccupe de lui pour toutes ces choses, ni qu’on l’en estime davantage ; il ignore tout cela par une sainte humilité, et ne considère que ce qui est en lui pauvre et misérable.
Bienheureuses sont les âmes dotées d’une vraie humilité, car, autant de révérences qu’il vous plaira, autant de paroles d’humilité que vous voudrez, tout cela est peu de chose si vous n’avez pas la vraie et sincère humilité du cœur, qui vous fasse prendre conscience de vos défauts et imperfections, vous reconnaissant la plus pauvre de toutes les créatures et acceptant de bon cœur toutes vos misères pour l’amour de Notre Seigneur…
Et si vous avez la charité et que vous n’ayez point d’humilité, vous n’avez pas véritablement la charité ; car ces deux vertus ont une si grande sympathie et union entre elles que l’une ne va pas sans l’autre. Plus nous avons de charité, plus nous avons d’humilité.
Il y a des personnes si pleines d’orgueil qu’elles ne peuvent s’assujettir à personne ni souffrir qu’on constate ce qu’elles sont. Elles veulent se préférer à tous, s’estimant plus savantes que les autres et il leur semble qu’elles n’ont pas besoin de maître ; cependant de telles personnes sont d’ordinaire grandement ignorantes, mais on n’ose pas le leur dire, car elles présument d’elles-mêmes à merveille !
De tout temps, la divine Sagesse a regardé les humbles d’un bon œil, elle a humilié ceux qui s’exaltent et relevé ceux qui s’humilient.
Monastère de la Visitation Fribourg
