25.12.22 – « Elle mit au monde son fils premier-né. »
Avec François de Sales, laissons la Parole s’épanouir en nous.
NOËL Année A Luc 2, 1-14
TAD Livre 9 chapitre 14 (V 153)
Si on avait demandé à l’Enfant Jésus, tandis qu’il était dans les bras de sa Mère : « où allez-vous ? », n’aurait-il pas eu raison de répondre : « Moi je ne vais pas, c’est ma Mère qui va pour moi. » Et si on avait insisté : « Mais au moins vous allez tout de même avec votre Mère? » n’aurait-il pas eu raison de dire : « Non, je ne vais pas, ou si je vais, je vais là où ma Mère me porte ; je ne m’y rends pas avec elle, ni de mes propres pas ; j’y vais par les pas de ma Mère, par elle et en elle. »
Et si on lui eût répliqué : « Mais du moins, cher Enfant, vous voulez bien vous laisser porter par elle ? » « Je n’en fais certes rien, eut-il pu dire, je ne veux rien de tout cela, mais, de même que ma douce Mère marche pour moi, elle veut aussi pour moi. Je lui laisse le soin d’aller pour moi où bon lui semblera. De même que je ne marche que par ses pas, je ne veux que par son vouloir … Peu m’importe qu’elle aille vite ou lentement, d’un côté ou d’un autre, je ne m’en inquiète pas, me contentant d’être toujours entre ses bras. »
Théotime, c’est ainsi que nous devons être, nous rendant malléables au bon plaisir de Dieu, comme si nous étions de la cire entre Ses mains. Ne nous amusons pas à souhaiter ceci, à vouloir cela. Laissons Dieu en décider pour nous, selon ce qu’il lui plaira, jetant en lui toute notre sollicitude, d’autant qu’il a soin de nous, comme le dit saint Pierre.
Notez qu’il dit « toute notre sollicitude », c’est-à-dire toute notre inquiétude, celle que soulèvent en nous les événements… Il aura soin de nos affaires et veillera à nous donner ce qu’il y a de meilleur.
Ainsi, laissons à Dieu le soin de vouloir, et de réaliser les effets de son bon plaisir. Et de tout cela, nous le bénissons et lui rendons grâce.
Monastère de la Visitation Fribourg
