26.03.23 – « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »


Avec François de Sales, laissons la Parole s’épanouir en nous.
Année A 5ème dimanche carême Jean 11, 1-45
Notes de sermons d’avril 1601 et 1612 (VII 373 / VIII 98)


Marthe et Marie exposent en peu de mots leur prière. L’amour les pousse. Remarquez combien Jésus aimait Marthe, sa sœur Marie et leur frère Lazare. Aussi dit-il : « Lazare, notre ami, dort mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »

Le premier effet fut la plus grande gloire de Dieu. Or, cette gloire de Dieu vient de la résurrection de Lazare, d’autant plus admirable, qu’elle fut faite en présence de plusieurs personnes, bien tardivement et de manière solennelle.

Le deuxième effet de cette prière est que ces femmes reçurent une plus grande faveur que celle qu’elles demandaient ; la maladie de Lazare est la raison pour laquelle ces deux sœurs envoyèrent un messager à Notre Seigneur. Elles étaient affligées, et c’est pourquoi elles ont recours au Seigneur. Elles ne demandaient que la guérison de leur frère, et Notre Seigneur le ressuscita…

Mais voyez cette admirable prière : Voilà que celui que tu aimes est malade. Nous supplions le Christ pour deux motifs : nous reconnaissons notre misère et nous nous confions à son amour et à sa miséricorde. Dieu a vraiment besoin de notre misère : Ayez pitié de moi parce que je suis infirme ; et notre misère a besoin de la miséricorde de Dieu : Bienheureux l’homme dont le secours vient de Lui…

Le Christ vint, et il pleura avec ceux qui pleuraient.  Oh ! précieuses larmes !

 Les yeux sont semblables à la porte ou à la fenêtre par laquelle nous voyons à l’intérieur de la maison ; aussi les Juifs dirent-ils : « Voyez comme il l’aimait » ; ils virent l’amour de Jésus pour Lazare.

Ô sainte affliction qui nous fait recourir à ce céleste Consolateur ! Comme Marthe et Marie, dans les événements douloureux nous découvrons des bienfaits, et l’un des plus excellents est qu’ils nous font revenir à Notre Seigneur. Quand nous sommes en prospérité, bien souvent nous L’oublions ; mais en adversité nous recourons à Lui comme un précieux refuge.

 Monastère de la Visitation Fribourg