01.09.24 – « Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu.
22ème dimanche ordinaire Année B Marc 7, 1-23
Conseil à une religieuse de la Visitation d’Annecy 1611-1618 (XXVI, 299)
Demandez conseil à Notre Seigneur de ce que vous devrez dire, avant de parler, et à votre cœur aussi, afin de ne rien dire qui offense Dieu ni les créatures. Tâchez de parler utilement, posément et humblement à chacun, spécialement aux sœurs, comme si elles étaient toutes vos supérieures. Il faut se rendre gracieuse et affable à chacune, et satisfaire aussi les laïcs le plus doucement et brièvement possible ; sinon, écoutez-les avec patience et cordialité, les détournant de leurs propos inutiles le plus doucement possible.
Et si vous craignez de ne pas faire ce que vous leur dites, pensez que vous leur parlez comme messagère de Dieu ; et si vos paroles vous entraînent vers l’orgueil, rappelez-vous que ce que vous dites n’est pas de vous, mais de Dieu, et restez humble.
Quand vous aurez fait quelque bien ou résisté à des tentations, dites toujours : j’ai fait cela par la grâce de Dieu. Ou si l’on vous donne un ordre, répondez que vous le ferez avec la grâce de Dieu, ou bien s’il plaît à Dieu. Il faut toujours dire ainsi, car nous ne pouvons ni faire le bien, ni résister au mal sans la grâce de Dieu. Quand vous enverrez ou recevrez des messages de quelqu’un, il faut parler de Notre Seigneur, et dire à ceux qui vous les font : je vous prie de remercier N… de ma part, du souvenir qu’il a de moi. Assurez-le que je prierai Notre Seigneur pour lui, afin qu’il le comble toujours de ses saintes grâces.
On vous parlera autant que vous en aurez besoin, et qu’il plaira à Dieu de nous inspirer. La perfection ne consiste pas à parler, mais à faire. Nous avons un esprit comme ces arbres qui ont tant de branches qui les empêchent de croître : tant de menus désirs empêchent de croître le plus grand désir, qui est de plaire à Dieu.
Eliminez ces paroles intérieures : si on me dit ceci, je répondrai cela ; car cela ne fait qu’aigrir le cœur et ôter de la douceur.
Monastère de la Visitation
