15.09.24 – » Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
Avec François de Sales, faire rayonner la bonté de Dieu
24ème dimanche ordinaire Année B Marc 8, 27-35t
Lettre à Mme Brulart du 13 oct. 1604 (XII 349, 351) et sermon du 8 fév. 1614 (IX 18, 21)
Il faut non seulement vouloir faire la volonté de Dieu, mais il faut la faire gaiement…
Il ne faut pas porter la croix des autres, mais la sienne : Notre Seigneur veut que chacun renonce à soi-même, c’est-à-dire, à sa propre volonté. Je voudrais bien ceci et cela, je serais mieux ici ou là : ce sont tentations. Notre Seigneur sait bien ce qu’il fait ; faisons ce qu’il veut, demeurons là où il nous a mis.
Il faut aimer ce que Dieu aime, or, il aime notre vocation ; aimons-la nous aussi…
Notre Seigneur dit que l’on prenne sa croix. Voulez-vous savoir en un mot ce que cela signifie ? Cela revient à dire : prenez et recevez de bon cœur toutes les peines, contradictions, afflictions qui vous arriveront en cette vie.
En renonçant de nous-même, nous faisons encore quelque chose qui nous contente, parce que c’est nous-mêmes qui agissons, mais il faut prendre la croix telle que la vie nous l’impose ; et ainsi il y va moins de notre choix, c’est pourquoi, c’est un point de perfection beaucoup plus grand…
Qu’on prenne sa croix sous-entend de recevoir de bon cœur les contradictions qui nous sont faites à toutes rencontres, même si elles sont légères et de peu d’importance.
Tous les chrétiens qui aspirent au ciel suivent le Christ, car c’est par les mérites du Sauveur qu’on espère le ciel, en observant Ses commandements : suivre Notre Seigneur, c’est marcher sur ses pas, imiter ses vertus, faire ses volontés …
Si vous persévérez, à la fin vous jouirez de le voir face à face, il s’entretiendra familièrement avec vous comme l’ami avec son ami, et cet entretien durera éternellement.
Monastère de la Visitation Fribourg
