29.12.24 – « Vois comme ton père et moi nous avons souffert en te cherchant… »


Avec François de Sales, puiser à la Source de la Parole.
La Sainte Famille  Année C  Luc 2, 41-52
Quelques avis à l’abbesse du Puits d’Orbe, en mai 1605 (XXVI 229)


La mauvaise tristesse trouble l’esprit, agite l’âme et la met en inquiétude. Et tout à coup, sans savoir d’où elle vient, elle nous fait abandonner l’œuvre en cours …

La bonne tristesse donne force et courage, et n’abandonne pas un bon projet. Ainsi Notre Dame, bien triste d’avoir perdu son Fils, ne cessa pas de le chercher avec diligence …

La mauvaise tristesse obscurcit l’entendement, prive l’âme de résolution et de jugement, alors que la bonne ouvre l’esprit, le rend clair et lumineux …

La mauvaise empêche la prière, dégoûte de l’oraison, et nous fait oublier la bonté de Dieu ; la bonne, au contraire, rassure la personne, accroît la confiance en Dieu, fait prier et invoquer sa miséricorde, comme dit le psalmiste : « La détresse et l’angoisse m’ont saisi ; je trouve en tes volontés mon plaisir. »

Bref, ceux qui sont habités de mauvaise tristesse ont une infinité de craintes inutiles, de peines et de peurs d’être abandonnés par Dieu ; ils pensent que tout leur est contraire, et estiment tous les autres plus heureux qu’eux !

Le fondement des différences entre la bonne et la mauvaise tristesse, c’est que le Saint Esprit est l’unique Consolateur ; parce qu’il est la vraie Lumière, ses interventions sont pleines de clarté ; parce  qu’il est le vrai Bien, ses actions ne peuvent être séparées du bien véritable. Et St Paul dit aux Galates que son fruit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi.

              Monastère de la Visitation Fribourg