08.06.25 – « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père et moi nous viendrons chez lui, nous nous ferons une demeure. »


Avec François de Sales,  puiser à la Source de la Parole.
Dimanche de Pentecôte  Année C  Jean 14, 15-26
Sermon du 7 juin 1620 (IX 315- 322 ) et TAD livre V, chap.1 (IV, 257)


Nous célébrons aujourd’hui la fête du don des dons, qui est le Saint Esprit, envoyé du Père et du Fils sur les Apôtres… Considérons la grandeur du don du Saint Esprit avec tous ses effets ; il est envoyé par notre Seigneur à son Église, mais aussi à chacun de nous en particulier.

Quelle ne sera pas notre joie, Théotime, lorsque nous serons au ciel et que nous verrons le Bien-aimé, cet océan infini de perfection et de bonté !

Comme les cerfs, longtemps poursuivis par la meute, accourent se désaltérer à l’eau vive d’une fraîche fontaine, et se rafraîchir de sa fraîcheur, ainsi nos cœurs, parvenus à la source de la Divinité, après l’avoir si longtemps attendue et désirée, y boiront toutes les perfections du Bien-aimé, en auront la parfaite jouissance et s’empliront de ses immortels délices.

De cette manière, le cher Époux entrera en nous comme dans son lit nuptial, et Il communiquera à notre âme  sa joie éternelle. Comme Il nous l’a lui-même annoncé, en celui qui l’aime, il viendra et fera sa demeure. Notre âme se teintera de ses couleurs sans qu’Il perde les siennes ; se vêtira de sa robe sans qu’Il s’en dépouille ; s’enrichira de tous ses biens sans qu’Il s’appauvrisse, comme l’air prend la lumière du soleil sans amoindrir sa splendeur, ou comme le miroir prend la grâce du visage, sans que celui qui se mire perde sa grâce.

Monastère de la Visitation Fribourg