03.08.25 – « Ne cherchez donc pas ce que vous allez manger et boire ; ne soyez pas anxieux. »       


Avec François de Sales, puiser à la Source de la Parole.
18ème dimanche ordinaire  Année C  M Luc 12, 13.21
Entretien sur l’Espérance (VI 86)


Certes, grande est la confiance que Dieu re­quiert que nous ayons en son soin paternel et en sa divine providence. Mais pourquoi ne l’aurions-nous pas, vu que jamais personne n’y a pu être trompé ? Nul ne se confie en Dieu, sans retirer les fruits de sa confiance. Je dis ceci entre nous autres, car quant aux gens du monde, bien sou­vent leur confiance est accompagnée de soupçon ; c’est pourquoi elle n’a pas de valeur de­vant Dieu.

Considérons, je vous prie, ce que Notre-Seigneur et notre Maître dit à ses Apôtres pour établir en eux cette sainte et amoureuse confiance : Je vous ai envoyés par le monde sans besace, sans argent et sans nulle provision, soit pour vous nourrir, soit pour vous vêtir : quelque chose vous a-t-elle manqué ? Ils dirent : Non.

Allez, leur dit‑il, et ne pensez point à ce que vous mangerez ou boirez, ni de quoi vous vous vêtirez, ni même ce que vous aurez à dire devant les grands seigneurs des provinces par où vous passerez ; car en chaque occasion votre Père céleste vous pourvoira de tout ce qui vous sera nécessaire. Ne pensez point à tout ce que vous aurez à dire.

 Mais je suis si maladroit, dites‑vous, je ne sais point comme il faut se comporter avec les grands, je n’ai point de savoir. Peu importe, allez et confiez-vous en Dieu, car Isaïe nous dit : quand bien même la femme oublierait son enfant, notre Dieu ne nous oubliera jamais, car il nous porte gravés sur son cœur et sur ses mains.

Pensez‑vous que Celui qui a bien soin de donner la nourriture aux  oiseaux du ciel et aux animaux de la terre, qui ne sèment ni ne moissonnent, vienne à oublier de donner tout ce qui sera nécessaire à l’homme qui se confiera pleinement en sa providence, puisque l’homme est capable d’être uni à Dieu notre souverain Bien ?

… Ne désirez donc pas d’un désir trop entier le bien que vous n’avez pas ; n’engagez point votre cœur dans celui que vous avez ; ne vous désolez pas des pertes qui pourraient survenir … et vous serez bienheureux, « car le Royaume des cieux vous appartient. »                

Monastère de la Visitation Fribourg