21.09.25 – « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent »
Avec François de Sales, puiser à la Source de la Parole.
25ème dimanche ordinaire Année C Luc 16, 1-13
Du Traité de l’Amour de Dieu, Livre 12 chap. 2 et 3 (V 321-324)
Un seul trésor ne suffit pas à cet Amant divin. Il veut que notre trésor soit composé d’un grand nombre de trésors. Autrement dit, Théotime, notre désir d’aimer Dieu doit être insatiable, l’amour doit sans cesse succéder à l’amour…
Qu’est-ce qui pousse si fort les abeilles à accumuler du miel, sinon l’amour qu’elles ont pour le miel ?
Le malade n’a pas d’appétit, mais il désire en avoir ; il ne désire pas la nourriture mais il désire avoir de l’appétit.
Théotime, savoir si nous aimons Dieu par-dessus toutes choses, ce n’est pas en notre pouvoir, à moins que Dieu ne nous le révèle. Mais ce que nous pouvons savoir, c’est si nous désirons l’aimer. Si nous sentons en nous le désir du saint amour, nous savons que nous commençons à l’aimer. C’est notre part sensuelle qui désire manger, mais c’est notre part raisonnable qui désire avoir l’appétit. Et comme la partie animale n’obéit pas toujours à la partie raisonnable, il nous arrive souvent de désirer avoir de l’appétit, et de ne pas en avoir. Au contraire, le désir d’aimer et l’amour procèdent de la même volonté. C’est pourquoi, dès que nous avons formé en nous un vrai désir d’aimer, nous commençons vraiment d’aimer ; et plus grand sera le désir, plus grand sera l’amour…
L’avidité, qui fait désirer les richesses de cette terre, est « la racine de tous les maux ». Mais l’avidité spirituelle, qui fait désirer l’or fin de l’amour de Dieu, est la racine de tous les biens.
… Si le cœur qui dit vouloir l’amour divin est trop enfoncé dans les affaires de ce monde, il fleurira bien tard et difficilement ; mais s’il vit dans le monde de manière ajustée, vous le verrez bientôt fleurir dans l’amour et répandre un parfum agréable…
Monastère de la Visitation Fribourg
