12.10.25 – « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »


Avec François de Sales,  puiser à la Source de la Parole.
28ème dimanche  ordinaire  Année C  Luc 17,11-19
Traité de l’Amour de Dieu Livre V, chapitre VIII (IV 282)


Ainsi l’âme qui se complaît dans l’infinie perfection de Dieu, voyant qu’elle ne peut lui souhaiter aucune croissance dans le Bien, parce qu’il en a infiniment plus qu’elle ne pourra jamais le penser, désire au moins que son Nom soit toujours plus béni, plus loué, plus glorifié.

Et elle ne cesse de presser son propre cœur à cela, telle une abeille qui irait, voletant çà et là sur les merveilles de Dieu, y butinant une variété de motifs pour se complaire en eux, les recueillant pour en faire un miel céleste composé de bénédictions, de louanges, d’éloges et d’honneur…

Théotime, le désir de louer qui vient de notre amour envers Dieu est insatiable… À mesure que l’âme découvre la bonté de Dieu, elle savoure de plus en plus sa douceur et se complaît en sa beauté. Elle voudrait alors élever toujours plus haut les louanges et les bénédictions qu’elle lui adresse.

Ces âmes ressemblent aux rossignols. Pline nous dit à leur propos qu’ils se complaisent tellement dans leur chant qu’il leur arrive de passer quinze jours et quinze nuits  sans cesser de gazouiller, rivalisant les uns avec les autres. De sorte que mieux ils chantent, plus ils s’y complaisent et plus ils s’y complaisent, mieux ils chantent.

Et St François d’Assise appelait ses religieux des « cigales », en raison de leur habitude  de louer Dieu au milieu de la nuit.  Les cigales, Théotime, sont comme des orgues naturelles. Ainsi en est-il de l’amoureux de Dieu : les facultés de son âme sont comme autant de tuyaux par lesquels il bénit le nom de Dieu et chante les louanges du Bien-Aimé.

                          Monastère de la Visitation Fribourg