08.02.26 – « … ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. … »


Avec François de Sales, chercher la perle dans la Parole
5ème dimanche ordinaire  Année A  Mt 5, 13-16
Traité de l’Amour de Dieu  L.5 Chap. VIII (IV 282)


Nous pensons que l’honneur est la plus grande marque d’estime que notre bienveillance puisse témoigner à quelqu’un ; qu’il n’y a nul défaut en  ceux  que nous   honorons, et que, bien au contraire   ils   excellent en tout ; aussi  notre  bienveillance  à l’égard de  Dieu nous convainc d’agir de même avec lui. Et Dieu y consent, il sait que, par là,  nous lui témoignons  l’amour respectueux   que   nous  lui  devons.  Et   de plus,  il  nous invite à lui rendre tout  honneur et toute gloire, comme nous le rappelle saint Paul.

Ainsi donc,  l’âme  qui  se  complaît dans l’infinie perfection  de  Dieu,  voyant  qu’elle  ne  peut lui   souhaiter   aucune   croissance   dans le Bien,  parce qu’il en  a  infiniment  plus  qu’elle  ne  pourra jamais le  désirer,  ni même  le penser, désire  au  moins  que  son  nom  soit toujours plus béni, exalté,  loué, plus honoré  et  plus adoré.

Et commençant par son  propre  cœur,  l’âme  ne  cesse de le presser à cela,  telle  une  abeille qui irait, voletant ça et là,  sur les merveilles de Dieu,  les recueillant  pour en faire un miel céleste  composé de  bénédictions et de louanges.

Autant  qu’elle peut,  elle glorifie le nom de son Bien-aimé, à  l’imitation du psalmiste,  qui  ayant  considéré   en   esprit   les  merveilles  de  la divine Bonté, offre sur  l’autel  de  son  cœur  son action de grâce, par des psaumes d’admiration et des cantiques  de bénédiction : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !  » (Ps 102)

 À mesure que l’âme découvre la bonté de Dieu, elle savoure de plus en plus sa douceur et se complaît en sa beauté…

Saint François d’Assise appelait ses religieux des « cigales », en raison de leur habitude de louer Dieu au milieu de la nuit. Ainsi en est-il  de l’amoureux de Dieu.

                Monastère de la Visitation Fribourg